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Real Madrid - Inter de Milán

Casemiro: "Nous voulons terminer premiers du groupe et dépendre de nous-même"

INTERVIEW | 24/11/2020

"Au Real Madrid, nous respirons tous la Ligue des Champions et nous vivons pour la gagner", a déclaré le Brésilien dans une interview aux médias officiels de l'UEFA.

Dans une interview concédée aux médias officiels de l'UEFA, Casemiro a évoqué l'actualité de l'équipe et les options de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions dans le groupe B, dont fait partie le Real Madrid avec l'Inter de Milan, le Chakhtar Donetsk et le Borussia Mönchengladbach: "Nous savons que c'est un groupe difficile. Le Chakhtar a des joueurs brésiliens de grande qualité. Le Borussia est très bon en Allemagne, avec un entraîneur qui a les idées très claires. Et l'Inter est une grande équipe, avec une forte tradition et un entraîneur qui sait très clairement comment il veut jouer".

  1. Quelle importance a eu la victoire contre l'Inter ?

    Nous savions que ce ne serait pas un match facile, mais mentalement nous avons été très forts et focalisés sur la victoire. Ensuite, Rodrygo l'a confirmé avec un but. Le travail mental et la concentration que nous avons maintenu durant tout le match ont été très importants. Nous sommes conscients qu'il reste encore un très long chemin à parcourir, mais cette victoire a été très importante. Nous voulons terminer premiers, il y a toujours une possibilité et elle dépend de nous. Nous avons fait un grand match contre l'Inter, nous pouvons seulement être encore meilleurs dans la compétition. Nous savons que c'est un groupe difficile. Le Chakhtar a des joueurs brésiliens de grande qualité. Le Borussia est très bon en Allemagne, avec un entraîneur qui a les idées très claires. Et l'Inter est une grande équipe, avec une forte tradition et un entraîneur qui sait très clairement comment il veut jouer.

  2. Le capitaine, Sergio Ramos, a marqué dans ce match son 100ème but avec le Real Madrid. Comment est-ce de jouer avec lui ?

    Sergio est un leader dans le vestiaire et sur le terrain. C'est un plaisir de partager toutes ces années avec lui. Ce qu'il fait actuellement, c'est écrire son nom dans les livres d'histoire du club. C'est un joueur qui ne se rend jamais, qui veut toujours se battre et gagner. Il pousse l'équipe vers l'avant, c'est un leader et un modèle à suivre pour nous. L'autre jour, il a marqué son centième but avec le Real, il faut le féliciter, mais pour nous qui sommes avec lui tous les jours, ce n'est pas du tout une surprise vu son parcours, son rythme de travail, comment il prend soin de lui et la personne qu'il est. Marquer autant de buts est important dans les situations difficiles auxquelles nous sommes confrontés, c'est la clé de tout. C'est sa personnalité. Il a 34 ans et il veut encore progresser, apprendre et travailler dur.

  3. Que ressent-on à jouer la Ligue des Champions ?

    C'est spécial. La semaine avant un match est complètement différente dans ce club. Chaque match est important, mais avant un match de Ligue des Champions, l'atmosphère change. Ce n'est pas étonnant que le Real Madrid ait gagné autant de fois le trophée. Nous respirons tous la Ligue des Champions ici et nous vivons pour la gagner.

  4. Comment est-ce jouer à huis clos ?

    C'est vraiment étrange, particulièrement parce qu'il n'y a plus de public, c'est la plus belle chose du football. Mais je suis sûr que les supporters du Real Madrid regardent et soutiennent leur équipe depuis chez eux. Nous savons que la situation n'est pas bonne pour que les supporters reviennent dans les stades, cela doit se faire graduellement, car la COVID-19 offre une situation complexe, nous devons prendre soin de nous. Nous sommes tristes, mais nous comprenons que le football, malheureusement, se joue ainsi désormais. Nous nous sommes un peu adaptés, mais si nous pouvions choisir, bien entendu, nous préférerions qu'il y ait le public, il est très important pour nous.

  5. Cela ne fait aucun doute qu'avec un entraîneur comme Zidane, on apprend beaucoup chaque jour. C'était un joueur de haut-niveau et nous pouvons imaginer que, jeune, vous le voyiez jouer. Votre relation est-elle si proche ?

    C'est très facile de parler à Zidane. Comme joueur, il a toujours été mon idole, car il jouait au milieu de terrain. Ses qualités sont différentes des miennes, mais j'apprécie son style. Et comme entraîneur, nous ne sommes pas vraiment conscients de ce qu'a réellement fait Zidane et ce qu'il fait au bénéfice du Real Madrid. Très peu d'entraîneurs ont pu faire ce qu'il a fait jusqu'à aujourd'hui, spécialement ses exploits en Ligue des Champions. Et il ne faut pas oublier que la saison passée, nous avons de nouveau gagné la Liga et la Supercoupe d'Espagne. Je dois profiter de ces moments avec lui et apprendre tous les jours. Ses mérites comme joueur et comme entraîneur seront rappelés dans 20 ou 30 ans, car ce qu'il fait actuellement résistera au passage du temps. On parlera de lui quand on mentionnera l'histoire du Real Madrid.

  6. Tous les grands clubs ont un milieu défensif, ce poste a évolué tout au long des années. Pensez-vous que votre poste est clé ?

    Je dis toujours qu'un joueur, peu importe son âge, va apprendre quelque chose chaque jour, même si ce sont de petits détails. Le rôle du milieu de terrain défensif était plus ou moins commun avant, surtout au Brésil. Nous avons eu beaucoup de ces joueurs, comme Mauro Silva, Gilberto Silva, Dunga... Ils se sentaient à l'aise dans ce rôle, le 'numéro 5' comme nous disons au Brésil. Cela a cessé d'exister plus tard, mais ils sont de retour aujourd'hui car la formation a changé. Aujourd'hui, nous sommes revenus à l'ancienne formation avec les latéraux qui montent très haut et qui reviennent. Et bien entendu, le milieu de terrain défensif joue un rôle vital dans cela car il gère l'équilibre, il doit être attentif aux autres joueurs et remplir les trous qui sont sur le terrain. Le milieu de terrain défensif est au centre de tout, il est fondamental pour une équipe.

  7. Vous avez remporté trois Ligues des Champions consécutives. Que ressent-on quand son entraîneur vous annonce que vous serez dans le onze initial d'une finale ?

    C'est indescriptible. Il faut le vivre pour savoir ce que l'on ressent à jouer une finale de Ligue des Champions, encore plus avec le Real Madrid. Il faut l'expérimenter car c'est vraiment spécial, émouvant, tout type de choses peut te surprendre. La farouche volonté de gagner, les supporters... On a du mal à manger car les nerfs nouent l'estomac. C'est la Ligue des Champions et on joue au Real Madrid. Pour moi, c'est un rêve devenu réalité d'avoir gagné autant de Coupes d'Europe.

  8. Lors de la finale contre la Juventus, vous avez inscrit le but du 2-1. Que ressent-on en marquant en finale de la Ligue des Champions ?

    Je jure que jamais je n'avais imaginé jouer une finale de la Ligue des Champions et encore moins en marquant. Je profite en faisant le sale boulot et en n'étant pas dans le centre d'attention, car je suis une personne comme ça. Je n'aurais jamais imaginé marquer dans une finale, quand je l'ai fait contre la Juventus, je ne savais pas quoi faire. J'ai commencé à courir, à ouvrir les bras et je me suis jeté sur les genoux. Mais, sincèrement, je ne savais pas ce que je faisais. Quand mes coéquipiers se sont jetés dans mes bras, j'ai seulement regardé le ciel et remercier Dieu, car je vivais un rêve.

  9. Vous ne marquez pas beaucoup de but, mais ceux que vous marquez sont très importants pour le Real Madrid.

    Je n'aime pas être mis en avant. Tous les joueurs veulent marquer, mais si je dois faire le sale boulot et que Benzema, Vinicius Jr. ou Hazard marquent, je serais ravi pour eux. Même Sergio Ramos a cette capacité, qui me surprend chaque jour et chaque match, d'apparaître dans les finales et de se grandir. Mon objectif est de bien faire ce sale boulot. Piquer le ballon à un joueur dans une action dangereuse. Voilà comment je profite et ce que j'aime faire sur le terrain.

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