ARTICLE | 25/04/2014 | C. T. | PHOTOGRAPHE: Antonio Villalba
Le Real Madrid élimine l'Olympiakos dans un cinquième match dans lequel Llull, Reyes et le public ont été décisifs.- Euroligue
- 5 (1/4 Finale)
- ven., 25 avr. 25/04/2014


Les tribunes, où se trouvaient pas moins de 14 000 personnes, se sont chargées de chauffer un gymnase dans lequel se livrait la dernière bataille. Aucune des deux équipes n'avait de surprise dès le début. Elles alignaient elles deux leurs cinq habituels et souhaitaient imposer leurs rythmes. Les premières possessions étaient très dures, puis les Blancs ont pris les commandes du tempo pour pouvoir s'échapper. Grâce à un Sergio Llull qui, pour commencer, inscrivait ce qu'il n'avait pas réussi à Athènes : marquer sur contre-attaque. Avec Rudy en aide, qui devait pourtant se retirer pour deux fautes, et avec Darden très attentif, les Blancs arrivaient au second quart avec un avantage de 6 points (18-12).
Après plusieurs pertes de balle des deux côtés, et après que le Real ait pris un avantage de 13 points (38-25) dans le second quart, les performances de Reyes, Mirotic et du Chacho accompagnaient celle d'un Llull monumental. L'Olympiakos revenait ensuite dans le match. Les arbitres devenaient de nouveau protagonistes, et sifflaient une technique contre Pablo Laso qui déconcentrait les locaux. Dans le même temps, l'Olympiakos respirait et après un 0-7 revenait à 40-34 à la pause, avec un second quart à égalité 22 points partout.
Llull, le meilleur de la première période, Rudy a brillé dans la seconde.
Le meneur-arrière menorquin, plutôt adroit depuis 6,75m, a été la meilleure nouvelle d'une équipe dans laquelle, jusque là, le meilleur joueur de la série était Rudy. Le Menorquin rentrait à la pause avec 15 points, étant le meilleur marqueur de l'équipe. De plus, il avait une évolution de 19, avec 2 passes et 2 rebonds.
Le retour sur le parquet était, pour une fois, celui de la récupération des distances et des tirs et ratés. Mirotic, qui avait déjà mis en garde dans le premier acte, prenait le relais de Llull et devenait le leader. Et Rudy démontrait encore une fois que Milan était son prochain objectif durant toute la seconde mi-temps. Il arrivait au troisième quart avec deux points et à partir de là commençait à scorer (dans le troisième, il en inscrivait 8). Cependant, et malgré le fait que les Blancs avaient 12 points d'avance, grâce à de grandes phases défensives et aux aides des grands, les Grecs ne se rendaient à aucun moment. Au final, et grâce ax travail durant tout le match de Lojeski et Petway, ils finissaient ce quart à 59-52. Autrement dit, en vie.
Le Real a mangé l'Olympiakos au rebond offensif
Avec le souffle d'un Olympiakos toujours présent, Felipe Reyes et son esprit de combat faisaient le bonheur d'un Palacio qui voyait son équipe au Final Four. Le capitaine, hyperactif aux rebonds offensifs et accompagné dans cette tâche par Bourousis qui offrait des opportunités aux siens, était brillant et devenait déterminant pour la victoire. Le Real obtenait son avantage maximal durant ce quart. L'Olympiakos, qui restait au début au coude à coude grâce à ces individualités, finissait par capituler. Le Real se transformait en équipe du Final Four et se mesurera à Barcelone le 16 mai.
REAL MADRID 83 (18+22+19+24 ): Llull (20), Rudy (15), Darden (6), Mirotic (10) et Bourousis (8) --cinq intial--; Reyes (15), Sergio Rodríguez (8), Díez (-), Mejri (0), Slaughter (1), Carroll (0) et Martín (-).
OLYMPIAKOS 69 (12+22+18+17): Mantzaris (2), Spanoulis (19), Lojeski (15), Dunston (4) et Petway (9) –cinq initial--; Shermadini (-), Sloukas (3), Collins (3), Simmons (7), Printezis (4) et Papapetrou (3).