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Rueda de prensa de Ramos

Ramos: "La Ligue des Champions est spécial pour les joueurs et le Madridismo"

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INFORMATION | 24/02/2020 | Javier Vázquez | PHOTOGRAPHE: Víctor Carretero

"Il n'y a pas de temps pour se plaindre, nous sommes obligés de continuer à travailler avec la même envie", a déclaré le capitaine.
Sergio Ramos a comparu en salle de presse de la Ciudad Real Madrid un jour avant le match que les Blancs disputeront contre Manchester City au Santiago Bernabéu, correspondant au huitième de finale aller de la Ligue des Champions (mercredi, 21h): "La Ligue des Champions est toujours une compétition spéciale. L'hymne est déjà une motivation supplémentaire avant que les matchs ne commencent, pas seulement pour les joueurs mais pour le public et le Madridismo. Ce n'est pas un hasard que nous ayons un palmarès historique de Ligue des Champions et c'est pour cela que nous donnons cette valeur et cette magie qui se créent pour lier joueurs et public dans cette compétition. Les mots manquent et c'est un privilège de profiter des matchs de Ligue des Champions, car c'est émouvant et très motivant".

"Le football, pour le meilleur et pour le pire, c'est les résultats. L'équipe n'a pas changé beaucoup de choses. Nous avons perdu des matchs en jouant bien comme c'est le cas du dernier sur le terrain de Levante. L'équipe a fait un grand match, nous avons fait beaucoup de bonnes choses, mais nous n'avons pas été efficaces et cela pénalise dans le football. C'est dommage. L'équipe continue de travailler indépendamment des résultats et c'est la meilleure manière de continuer à viser l'objectif, qui n'est pas seulement de bien jouer mais d'avoir des résultats. L'équipe traverse mentalement un bon moment et nous allons tenter de le démontrer sur le terrain".

La démonstration par les faits
"Nous souhaitons le démontrer sur le terrain. Parler moins et démontrer par les faits. L'heure de vérité arrive cette semaine tant en Ligue des Champions qu'avec le Clásico et nous avons une opportunité parfaite pour faire un pas important et donner un coup sur la table, surtout en gagnant, c'est ce que nous recherchons. Il n'y a pas de temps pour se plaindre car nous sommes dans un moment délicat de la saison et cela nous oblige à continuer à travailler avec la même envie. Les résultats finissent par arriver quand on travaille avec cette mentalité".

Une persécution arbitrale ?
"Peut-être pas persécuté. La philosophie arbitrale en Europe est différente qu'en Espagne. Ce n'est pas que c'est mieux ou pire, c'est simplement plus permissif sur certains points. Je crois que ces dernières années, j'ai fait attention à ma relation avec les arbitres. En exceptant l'anecdote du dernier match, qui est quelque chose de personnelle, je crois que j'ai une bonne relation avec le reste des arbitres".

Le manque d'efficacité
"L'opinion de tout le monde est respectable. Depuis le début de la saison, personne n'a parlé de ce manque d'efficacité. Si ceux de devant ne marquent pas, ceux de derrière le font. Dans ces derniers matchs, nous n'avons pas manqué d'occasions, nous avons eu nos chances. C'est un peu délicat de parler de ça pour trois ou quatre matchs avec des mauvais résultats. Il reste encore du temps dans la saison et nous allons voir si réellement nous pouvons un problème face au but, mais je crois que l'équipe fait beaucoup de très bonnes choses".

La rivalité avec Guardiola
"J'ai beaucoup de respect pour lui. Je pense que c'est un très grand entraîneur, avec beaucoup d'expérience et ses statistiques parlent pour lui. Ce qui nous motive, c'est la Ligue des Champions, indépendamment des joueurs ou des entraîneurs adverses qui ont leur passé. C'est la Ligue des Champions qui nous motive, et le présent nous impose de battre City. Sur un plan personnel, je pense seulement à passer au prochain tour".

Nous devons rester nous-même et n'avoir peur de personne indépendamment de l'adversaire que nous avons en face.

"Nous traversons un moment, le club et moi, incroyable et magnifique sur tous les aspects et nous ne sommes pas du tout pressés pour parler de prolongation. Ni de la part du club, ni de la mienne. Nous allons trouver un accord, indépendamment de ce que veut le club. Je n'ai jamais exigé ni un, ni deux, ni quatre ans. Je comprends la philosophie du club, qu'avec les joueurs de mon âge il ne propose qu'un an".

Sa prolongation attendue
"Vous tentez de créer une distance qui n'existe pas. Ni le club ni moi ne sommes pas là pour parler de prolongation maintenant. Le plus important est la Ligue des Champions et la Liga, qui sont deux compétitions pour lesquelles nous devons nous battre. Nous arriverons sûrement à un accord car si le club veut que je reste ici, je resterai".

Une possible sanction pour ses déclarations
"Je n'ai pas peur d'être sanctionné. Je ne crois pas que j'ai dit quelque chose de trop ni manqué de respect à l'arbitre. Nous vivons dans un pays démocratique où tout le monde peut exprimer ce qu'il veut. Je ne crois pas avoir passé cette limite que nous ne devons pas franchir".

La place de Bale
"Comme capitaine, je ne suis pas là pour juger. Nous sommes majeurs et professionnels pour savoir ce que nous devons faire et quelle équipe nous représentons. Pour cela, le mister est là, pour prendre des décisions. Avec la mauvaise nouvelle de Hazard, nous espérons qu'il récupère le plus vite possible et revienne car c'est un joueur important pour les prochaines années. Quand le coach veut tirer le meilleur d'un joueur, il n'y a pas de meilleure manière que de répondre présent et d'être prêt. La concurrence est bonne et j'espère que tous les problèmes de Zidane viendront de là, qu'il ait de quoi choisir et que nous puissions tous apporter quelque chose au groupe".

La pression ressentie
"Le moment le plus délicat arrive car la marge d'erreur est minime, cela peut coûter un titre. La situation et la pression qui se génèrent fait de nous des joueurs différents. C'est une semaine décisive et c'est là où on voit les hommes. Nous dépendons de nous-même, il faut parler sur le terrain et pas en-dehors".

La solidité défensive
"Nous tenterons de conserver la dynamique d'avant. Nous ne laissions que peu d'espaces entre les lignes et nous étions plus attentifs aux aides. Nous avons insisté sur ce point. Ce n'est pas une question de la zone défensive. Quand l'équipe gagne, nous le faisons tous ensemble, pareil quand nous perdons. Nous voulons démontrer une fois de plus cette solidité défensive qui nous a porté là où nous sommes".

Les souvenirs de l'an passé
"La grandeur de ce club est de se réinventer chaque année, on ne peut pas se conformer avec ce que l'on a gagné. On ne peut pas rester à se plaindre, il n'y a pas le temps pour ça. Il faut leur donner de l'importance à ce moment, qui est le plus important. Il faut laisser à la marge le moindre doute et quand on sort sur le terrain, il faut être convaincu et que l'adversaire ne note aucun doute et aucune faiblesse de notre part".

La légende du Bernabéu
"Nous allons tenter de résoudre les matchs avant que les derniers instants n'arrivent. Nous devons faire notre auto-critique pour ce qui a mal été fait et continuer à progresser. Au Bernabéu, la philosophie de la 90' minute crée une énergie et une magie spéciale qui est très gratifiante pour nous. Si nous ne vivons pas ça, encore mieux, car cela signifiera que nous avons décroché un bon résultat. Quand les résultats ne sont pas là à la maison, on sent que nous avons une dette avec le public. Il est habitué à nous voir gagner à domicile. La pression, c'est cet écusson. Être joueur du Real Madrid demande cela et c'est une pression ajoutée. C'est ce qui rend différent, plus grand".

L'importance de Zidane
"C'est la première personne qui sait le mieux gérer les temps et les nerfs dans ce type de match. Nous allons tenter de ne pas être éliminé et, statistiquement, dans ces dernières années, tout a été dans notre sens, mais nous avons un adversaire très compliqué en face. Zidane transmet au groupe cette tranquillité. Nous devons rester nous-même et n'avoir peur de personne indépendamment de l'adversaire que nous avons en face".

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